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Ekkehart Rautenstrauch est né au cours de la seconde guerre mondiale, à Zwickau, en Saxe (ex-Allemagne de
l’Est). Ayant fuit, avec sa mère et ses frères, l’avance des armées soviétiques, il vit quelques années d’enfance près de la Forêt Noire. Ce n’est qu’au retour de son père,
prisonnier en Italie, que sa famille, meurtrie par la guerre, s’installe à Sulz-am- Neckar puis à Ebingen.
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En 1968, il décide de faire, pour quelques mois, un séjour d’études à Paris. Il se passionne pour les
possibilités que lui offrent les effets chromatiques des réactions chimiques de certains produits sur des papiers photographiques. Retenu par diverses rencontres, il s’installe
définitivement en France, près de Nantes.
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En 1970, Rautenstrauch enseigne la théorie des couleurs à l’école des Beaux-Arts de Nantes. Il met au point la technique
des dessins-lumière. C’est-à -dire qu’il enduit de noir des plaques de verre dont il grave la surface de signes et qu’il utilise comme négatifs-photos. Après diverses
transformations optiques., il y incorpore aussi des notations musicales de Karlheinz Stockhausen ou d’autres compositeurs contemporains.
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En 1972, il est le premier bénéficiaire de l’aide du Ministère de la Culture à la première exposition d’un jeune
artiste et ceci Ă la galerie Argos de Nantes.
A ce moment, il sort également de son atelier pour « dessiner dans la nature ». En 1973, il explique :
« Je tends des ficelles ou des bandes plastiques en les agençant dans une nature vécue depuis plusieurs années dont je connais chaque métamorphose de la lumière. Je regarde cette
lumière jouer sur les fils, comme la rosée perle sur les toiles d’araignées. La nature donne elle-même les réponses aux questions que se pose l’artiste. En outre, il y a une joie
sensuelle, pour moi, à créer dans la nature, sans limite de temps et à y découvrir des éléments jusqu’alors consommés sans avoir été vus et appréciés ».
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Le temps d’une journée, réalisée en 1974, est l’œuvre significative de cette époque. Elle s’est
déroulée en trois temps : d’abord une installation dans la nature, avec des agriculteurs d’Aigrefeuille, composée de divers éléments naturels -végétaux, animaux, outils agricoles-
et dont la durée a été d’une dizaine d’heures. Ce travail a, ensuite, fait l’objet d’une réalisation filmique. Enfin Ekke Rautenstrauch en a extrait des images qui, assemblées et
composées, ont produit une partition visuelle de 15 panneaux de 120/150 cm sur lesquels dialoguent signes graphiques et des photographies.
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En 1976 son travail se poursuit dans la réalisation d’une bande visuelle de 76,80 m de longueur, traduite en musique
électro-acoustique -d’une durée de 22 minutes- par le compositeur Jean Schwarz. Ce Fotoband est présenté en 1977 au musée des Beaux-Arts de Nantes lors d’une importante exposition :
Nature - Structure - Son. D’autres œuvres réalisées sur le même parcours et à la même époque sont exposées cette année-là au musée des Sables d’Olonne.
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FOTOBAND
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C’est aussi en 1976 que le travail de Rautenstrauch prend une nouvelle dimension : il se tourne vers la stéréoscopie. Et en
1979 il présente pour première fois à la galerie Convergence un ensemble significatif de ses créations mettant en œuvre la troisième dimension.
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D’expositions nationales - Nantes, Lyon, Paris…- en expositions internationales –New York, Montréal, Berlin…-
l’artiste continue d’investir sa recherche dans la stéréoscopie tout en poursuivant sa création dans la nature ou au cœur des villes. En parallèle, il produit toujours des images en
deux dimensions.
En 1993, la ville de Rezé, présente, à l’espace Diderot, une exposition : Battements de cils. Ce lieu particulier se
prĂŞte Ă merveille Ă la mise en scène d’un travail mettant en valeur la rencontre entre l’espace et la lumière au travers des sculptures binoculaires qui permettent d’accĂ©der Ă
une vision en profondeur.
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